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Les drapeaux français : étude historique / par le comte L. de Bouillé
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« et de fraternité. Elles sont simples et sans faste;« un bâton terminé par une pique, des cravates aux« couleurs de la nation, un taffetas blanc, sur chacun« des deux côtés duquel sont peintes deux couronnes« de chêne avec cette légende au milieu de l’une :« Constitution , au milieu de l’autre, Confédérationna-« tionale, Paris XIV juillet MDCGXC, sur chacune

« est écrit aussi le nom du département. Les

« troupes de ligne suivaient l’oriflamme dont Paris

« leur a fait présent. D’un côté on lit aussi ces

« mots Confédération , etc., et de l’autre Constitution;« au-dessous de chaque couronne se trouvent ces« autres mots : Armée française . Cet étendard n’est« donc ni un sujet religieux, ni un signe militaire ;« c’est un monument de la confédération fondée sur« la Constitution, laquelle est défendue par l’armée« française (1). »

Cet oriflamme et ces bannières n’étaient donc quedes drapeaux emblématiques ou décoratifs et non desenseignes nationales; ils n’étaient, pas donnés parleroi, ils n’étaient pas consacrés par l’Assemblée, ilsétaient donnés seulement par la « commune de Paris »;on ne peut donc pas en conclure que le blanc étaitalors la couleur nationale. La couleur blanche decet,oriflamme n’a pas beaucoup plus de significa-tion que n’eut plus tard la couleur feuille morte dufond de la bannière de la Sainte-Alliance, en 1815,qui porte au centre un écu d’azur à trois fleurs de

(1) Extrait d’une citation faite par M. Sepct. Le Drapeau de laFrance , p. 183, en note.