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Collection des uniformes des armées françaises : de 1791 à 1814 / dessinée par H. Vernet et Eugène Lami
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n’avait pu se présenter qu a vingt-quatre ans de service,et ceux qui sortaient immédiatement des corps avaientdû justifier, par certificats, de l’impossibilité de conti-nuer leur service dans l’armée de ligne.

Depuis la paix de Campo-Formio, les retraites et lescongés s’étant multipliés pour cause de blessures reçuesaux armées de la république, le directoire créa deuxcents nouvelles compagnies de vétérans. Bonaparte, pre-mier consul, après avoir réuni en bataillons les com-pagnies de vétérans employés à Paris , dix par chaquebataillon, organisa ensuite dix demi-brigades, chacunede trois bataillons ; le bataillon de six compagnies, lacompagnie de 77 hommes. Il voulait faire concourir cescorps aux opérations de la campagne de 1800, si cé-lèbre par la victoire de Marengo. Pendant cinq ans,cette formation resta constituée en grand à l’instar del’infanterie active, et présenta un effectif de i4>4 1 ^hommes. Mais un décret daté de Milan (16 juin i8o5),remit les vétérans en compagnies isolées ; on en formavingt-cinq de canonniers, et soixante-quinze ordinaires.Quinze de ces compagnies furent réunies, pour Paris seulement, en régiment, avec un état-major d’officierssupérieurs.

On revint incessamment à de nouvelles modificationspour réduire les cadres et épargner les dépenses. Toutel’arme des vétérans , en 180g, n’eut plus que douze ba-taillons, et 7,000 hommes d’effectif.

(( Depuis lors, dit l’auteur des Institutions militaires,cette organisation, qui avait pris, en 1791 , un titre na-tional, qui rassembla les derniers efforts de la bravoureet les derniers feux du patriotisme, devint une chargedu trésor, une fatigue du gouvernement : on l’avaitcomptée pour peu de chose sous le directoire ; on la te-nait pour rien sous l’empire. Quel que soit l’état militaire