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Collection des uniformes des armées françaises : de 1791 à 1814 / dessinée par H. Vernet et Eugène Lami
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le besoin et l’augmentation ou réduction de ces compa-gnies. Nous avons dit, dans l’introduction, que les régi-mens royaux étaient au nombre de vingt-quatre ; celuides régimens de gentilshommes, variant selon les cir-constances, était, en 1714» de trente-sept. Plusieurs deces régimens portèrent d’abord la cuirasse ; mais cettearme défensive fut successivement abandonnée par lesdiflérens corps. En 1788, il n’existait plus qu’un seulrégiment qui en rappelât l’usage ; c’était le huitième dansl’ordre numérique, qui, pour cette raison, avait con-servé la dénomination de royal cuirassier.

Il existait vingt-quatre régimens de cavalerie en 1791;le nombre fut porté à vingt-neuf sous le régime conven-tionnel, et réduit à vingt-cinq sous le directoire.

Bonaparte, premier consul, voulut rendre la cuirasseà la grosse cavalerie. En vertu d’un premier arrêté, à ladate du 2 nivôse an 11 (28 décembre 1802), les cin-quième , sixième, septième et vingt-troisième formèrentles trois premiers régimens de cuirassiers. Le reste dela grosse cavalerie ne put soutenir la concurrence, etdemanda dès-lors (dit l’auteur des Institutions militairespendant la révolution) à participer à cette belle forma-tion; elle en fît l’objet de son envie, et ne combattitplus que pour en être digne. La nouvelle organisation,sous ce prestige, étendit chaque année ses cadres ; elledevint enfin commune à tous les régimens. Ceux qui nepurent entrer dans la formation des douze, nombre au-quel le consul fixa les nouveaux régimens, augmentèrentl’arme des dragons. En 1810, un régiment provisoire,formé pour l’armée d’Espagne , prit le n.° i 3 ; on encréa depuis un quatorzième.

Les régimens de cuirassiers étaient à cinq escadrons,et avaient au complet chacun 1040 sabres et io 53 che-vaux, ce qui formait un corps de grosse cavalerie deplus de 1 3 ,ooo.