gons fut supprimée tout-à-fait peu de temps après le siègede la Rochelle , par le cardinal de Richelieu, dans lestroupes françaises , mais qu’elle fut conservée dans lestroupes étrangères au service du roi. Les dragons furentremis sur pied en 1 635 . A la paix des Pyrénées ( en 1 65 g ),il n’y avait que deux régimens de dragons sur pied, l’undit du Roi, l’autre de la Ferté. La création du premierne remontait qu’à l’année x 55 ? ; celle du second était plusancienne de douze ans : ce qui prouve qu’avant cette der-nière époque, l’existence des régimens ou corps de dra-gons n’était que temporaire. En 1668, Louis xiv créadouze autres régimens de dragons ; l’année suivante, ilcréa, en faveur du duc de Lauzun, la charge de colonel-général de cette arme, avec un état-major spécial.En 16go, il y avait quarante-trois régimens de dragonssur pied. Le roi avait réglé le nombre permanent desrégimens à quatorze, qui furent conservés à toutes lesréformes, et que l’on nomma les quatorze vieux. En 1704,il y avait trente régimens sur pied, de douze compagnieschacun, la compagnie de trente-cinq maîtres; en 1714,on en comptait trente-cinq.
Louis xvi, par son ordonnance du 8 août 1784, assi-mila les dragons à la cavalerie. Cette disposition futconfirmée dans l’organisation qui se fît pour toutes lestroupes à cheval au x. er janvier 1791 ; mais à quelquesmois de là, un nouveau réglement confondit les dragonsavec la cavalerie légère. La loi du 21 février 1798, surla constitution générale de l’armée, rapprocha les dra-gons de la grosse cavalerie, et elle porta les dix-huitrégimens qui existaient alors à quatre escadrons, chacunde 170 hommes; ainsi, le complet d’un régiment étaitde 680 sabres. En 1794, le nombre des régimens futporté à vingt; leur formation participa encore une foisde celle de la cavalerie légère; ils fuient même rangés