expressément dans cette classe; on leur donna alors sixescadrons, une compagnie d’élite et un fusil plus court.Un vingt-unième régiment fut créé en 1796, et le com-plet de chacun fut fixé à 940 sabres.
Sous le gouvernement consulaire, l’arme des dragonsdevint victime de ceux qui voulaient signaler leur zèlepar des projets nouveaux de réformation, par des modi-fications de service et des complications neuves d’exer-cices à pied et à cheval. Il résulta de cet ordre de chosesimprudemment adopté, que le désordre et la confusionrégnaient dans les régimens des dragons quand il fallutse porter sur le Rhin , en i8o5, à marches forcées. Lesescadrons qui arrivèrent montés ne purent donner; etles bataillons de dragons à pied, parvenus au Danube ,ne surent ni se tenir en ligne ni sabrer. Dès ce momentle discrédit de l’arme devint presque général. Le chefdu gouvernement, entouré de préventions fâcheuses,n’attacha plus de prix au service de braves gens que l’onavait désorganisés, et il envoya les dragons en Espagne ,seulement pour faire nombre dans l’armée d’invasion.
Mais à cette époque d’une guerre impolitique, parmiles officiers - généraux employés dans la péninsule, ils’en trouvait qui avaient vu les dragons combattre vail-lamment et utilement en Allemagne et en Italie , et quileur rendirent leur esprit, leurs armes et leur destina-tion. Le changement le plus remarquable s’opéra ; lesdragons se signalèrent dans toutes les batailles où il sefit des preuves d’une bravoure sans exemple. C’est sur-tout au maréchal Soult, aux généraux Latour-Maubourg,Kellermann, Treilhard , qu’on doit d’avoir reconstituécette arme, de l’avoir rendue active, intrépide, indis-pensable.
A la nouvelle formation de 1810, les régimens dedragons ne subirent aucune réduction; le décret impé-