rial porta que l’arme tout entière serait maintenue à soncomplet, et que les régimens employés en Espagne ,surtout, auraient autant de chevaux que d’hommes. Larenommée de ces corps était telle, qu’à l’époque des évé-nemens les plus désastreux de la campagne de i8i4,l’ordre de les faire arriver en France, et sous Paris , futpresque un dernier espoir de salut.
Les dragons se présentent en effet dans les champs deNangis, de Provins ; ils chargent un ennemi jusqu’alorsvainqueur par le nombre; l’audace de leurs manœuvres,l’impétuosité de leurs charges, la rapidité de leurs coups,rompent ces masses si redoutables , ces bataillons si
serrés.Russes, Prussiens, Autrichiens , tout fuit, se
rend ou succombe.
Tels furent les derniers exploits des dragons d’Es-pagne .
L’arrêt du sort était prononcé : tout en souriant auxefforts surnaturels de ces invincibles guerriers, la vic-toire étendit ses ailes protectrices sur la coalition euro-péenne, et l’aigle humilié alla s’abattre sur un rocher del’Océan.
Au 3 o mars i 8 x 4 , les régimens de dragons étaient aunombre de vingt-quatre, formant cent vingt escadrons,deux cents quarante compagnies. L’effectif de chaquerégiment aurait dû être de 1200 sabres, et, conséquem-ment, le complet de l’arme de 24,800.
Chaque régiment avait une compagnie d’élite, et dessapeurs.
Le roi a conservé sur pied dix régimens de dragonsà trois escadrons, chaque régiment au complet de Zoosabres.
Uniforme .- Les dragons ont porté l’habit long jus-qu’en 1812, époque à laquelle on y a substitué l’habit-veste ( décret du 7 février 1812). Les régimens étaient