ARTILLERIE A PIED.
1794.—1814.
«Si les re'gimens d’artillerie à pied, dit le judicieuxauteur des Institutions militaires, ne subirent pas, à larévolution, toutes les alternatives d’institution qui tour-mentèrent les cadres des autres armes, c’est qu’il y avaitun fonds d’hommes et de doctrines de guerre dont l’an-cien régime pouvait s’enorgueillir, et que le nouveauadopta lui-même avec confiance et presque ostentation.La bizarrerie et le désordre s’étaient éloignés, depuislong-temps, de troupes sur lesquelles l’Europe entièreavait réglé ses propres organisations. »
Il ne s’agissait donc que de mettre le personnel, déjàsi recommandable de cette arme, en rapport avec l’in-fanterie et la cavalerie, pour suivre leurs développe-mens, partager quelques réformations, et compléterl’harmonie de la force publique nationale.
Le réglement du i. cr avril 1791 conserva les septrégimens d’artillerie à pied, et n’y admit que peu dechangemens. Il reconnut leur rang en supprimant leursanciennes dénominations, et leur assigna des numérosparticuliers.
Chaque régiment était formé de deux bataillons et d’unétat-major distinct; le bataillon composé de dix com-pagnies de canonniers, bombardiers et sapeurs : leshommes prirent la dénomination unique de canonniers.
A la fin de 1791, les compagnies furent augmentéesde 20 hommes, ce qui porta l’effectif de chaque régimentà 1610.
En 1793, les compagnies reçurent une nouvelle aug-mentation de seize canonniers, un sergent et un lieute-nant en second.
Le comité de salut public organisa, en 1794, un hui-