tième régiment l’année suivante; chaque régiment setrouva composé de vingt compagnies, divisées en cinqsections, avec un état-major particulier : il n’y eut plusde bataillons proprement dits. L’effectif nouveau futréglé, pour chaque régiment, à 1890 hommes.
Le directoire exécutif, dès son entrée en exercice,réduisit une partie de l’organisation des régimens d’ar-tillerie à pied; mais la loi du 28 fructidor an 7, enréglant le personnel de l’armée entière, reporta les huitrégimens au complet de 1888 hommes. Quelques joursaprès, chaque compagnie fut augmentée de 18 hommes,et l’effectif de chaque régiment fut ainsi de 2280.
Sous le consulat, les régimens furent reformés parbataillons de onze campagnies, dont une d’élite. Unneuvième régiment fut créé; et tous furent mis au com-plet de guerre.
Sous l’empire, il y eut toujours neuf régimens à pied,plus une augmentation de capitaines et lieutenans ensecond. Chaque compagnie avait 92 hommes, le ba-taillon, 1200 : le complet d’un régiment était de 2^80.
Napoléon arma les canonniers d’un fusil avec baïon-nette ; ils le rejetaient sur leur dos, au moyen de labretelle, quand ils servaient les pièces sur le champ debataille.
La discipline et la tenue militaires des régimens d’ar-tillerie firent constamment l’admiration de l’armée. Siparfois il fallut que des détachemens cédassent au nombre,on vit officiers et soldats tomber et mourir sur leurspièces; rarement des soldats d’artillerie suivirent-ils lechar de triomphe de l’ennemi vainqueur.
Uniforme : Habit bleu, collet, revers et paremens dela même couleur, liserés de rouge; retroussis rouges;gilet et culotte de drap bleu ; guêtres noires ; schakotavec pompon, orné de ganses et cordons rouges.