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Collection des uniformes des armées françaises : de 1791 à 1814 / dessinée par H. Vernet et Eugène Lami
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ARTILLERIE A CHEYAL.

1792.—1814.

L’armée prussienne avait déjà tiré de grands avantagesde son artillerie à cheval dans les premiers engagemensde la guerre de la révolution, lorsque le comité de laguerre formé dans l’assemblée législative de France ,proposa (en avril 1792) d’organiser un corps semblable.

Toute l’armée disputa de rivalité pour entrer alorsdans cette artillerie légère, et courir les’ chances d’unservice plus actif et plus périlleux.

Neuf compagnies furent formées; on les attacha d’a-bord aux régimens à pied (le premier et le second eneurent chacun deux, et les cinq autres une)) çt l’on con-vint de ne les tenir à cheval épie pendant le temps deguerre : à la paix elles devaient rentrer toutes dans lescadres de la ligne.

Les services de l’artillerie à cheval ne tardèrent'pas àêtre appréciés; son augmentation étant jugée nécessaire,les compagnies furent portées successivement à vingt,vingt-deux et trente. On prit alors le parti de les orga-niser en régimens ; il y en eut huit à six compagnies de85 hommes, ce qui donnait par régiment un complet de5i4 canonniers.

Le gouvernement directorial conserva cette organi-sation ; mais le complet des régimens fut réduit à 466officiers, sous-officiers et artilleurs.

Sous le consulat et l’empire, les régimens d’artillerieà cheval ne furent plus qu’au nombre de six; mais celuides compagnies, dans chaque régiment, fut augmentéet porté jusqu’à neuf; ce qui éleva le complet à 85o ca-nonniers.