Le roi a réduit, en 1814, ces mêmes re'gimens àquatre, chacun de six compagnies.
Deux ans après sa création, l’artillerie à cheval avaitsignalé l’utilité de ses services, et fondé cette haute ré-putation qu’elle n’a point cessé de mériter, par ce faitd’armes d’une audace sans exemple :
L’armée française venait de conquérir le territoire ba-tave au milieu de l’hiver de 1796; la flotte hollandaiseétait retenue au Texel par les glaces. Des compagniesd’artillerie légère arrivent avec leurs pièces en prolonge,manœuvrent sous les sabords de l’escadre, enlèvent leschaloupes au galop, mettent pied à terre, jettent leursécouvillons sur les vaisseaux pour s’en servir comme deponts volans, et passent d’un bord à l’autre le sabre etle pistolet au poing. Pendant cette première action, deshussards accourent; toutes les forteresses flottantes, sur-prises dans leur immobilité, sont escaladées ; les équi-pages se rendent; l’amiral amène son pavillon, et ledrapeau français flotte partout au grand mât!....
Uniforme : Dès la formation de l’artillerie à cheval,on lui donna un uniforme du modèle de celui des hus-sards , bleu, avec les agrémens rouges ; le reste de l’équi-pement et de l’armement fut celui de cette arme.
Dans les dernières campagnes, on substitua l’habit-veste au dolman.