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Collection des uniformes des armées françaises : de 1791 à 1814 / dessinée par H. Vernet et Eugène Lami
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TRAIN D’ARTILLERIE.

1806—1814.

Les équipages d’artillerie étaient donnés à l’entrepriseavant la révolution, et on les désignait, ainsi que leséquipages des vivres, sous le nom de charrois. Ce ser-vice, purement temporaire, livré au désordre et à laconfusion, entraînait souvent les plus grands inconvé-niens dans le cours de la campagne.

Bonaparte, qui en avait fait plusieurs fois la tristeexpérience à l’armée d’Italie , eut l’idée d’organiser mili-tairement les charretiers employés au transport de l’ar-tillerie de l’armée d’Egypte , et présenta aussi le modèled’une première formation de bataillons du train. Par-venu au consulat, il consacra cette institution par unarrêté. Le train d’artillerie devint alors une nouvellearme qui s’établit au milieu du plus bel état militaire,et acquit bientôt une considération méritée par la disci-pline, la résignation et l’intrépidité des soldats qui enfaisaient partie.

Il y eut d’abord huit bataillons composés de cinq com-pagnies de 80 hommes; dans ces compagnies, il y enavait une d’élite pour l’artillerie à cheval ; trois autrespour les parcs, places de guerre et attelages d’armée ;la dernière restait au dépôt.

Dès que cette organisation fut achevée, les chevauxpassèrent au compte de l’état, les corps répondirent deleur entretien, et chaque soldat en eut deux à panser etconduire.

En l’an ix ( 1801 ), le personnel des bataillons futaugmenté, et ces corps eurent la faculté de se dédoublerpour la guerre. Chaque bataillon principal ou supplé-

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