GÉNIE.
MINEUR, SAPEUR.
1791—1814.
A.va k t de passer dans le corps du génie, les mineursavaient reçu, sous la direction de l’artillerie, des mo-difications d’organisation, dont leurs cadres et leur ser-vice avaient profité en force et en considération.
Le réglement de formation de 1790 supprima l’an-cienne désignation, qui faisait porter aux compagnies lenom de leur capitaine ; elles prirent des numéros d’ordreentre elles : il|y en avait six alors ; leur rassemblementétait à Verdun .
Quand la réunion des mineurs au corps du génie futprononcée en l’an 2 ', un décret particulier décida queles compagnies de nHneurs seraient employées à l’avenirdans les places fortes et aux armées, sous le comman-dement immédiat des officiers de génie; que chacuned’elles aurait un grand complet de 100 hommes.
Un décret impérial porta les compagnies de mineursà seize, les constitua en deux bataillons, forts chacunde 810 hommes. Il fut donné à chaque bataillon et àchaque compagnie un numéro d’ordre, sur lequel serégla leur rang de bataille et leur tour de service.
La convention ordonna, par décret du i 5 décembre179Z, la formation de douze bataillons de sapeurs, fortschacun de huit compagnies. Ces corps, ainsi que lesmineurs, d’abord attachés à l’artillerie, passèrent àl’arme du génie -
Sous l’empire, les bataillons de sapeurs furent portésde cinq à sept, composé chacun d’un état-major et de