neuf compagnies , présentant un effectif de 612 hommessur le pied de paix, et de i sur le pied de guerre.
Les mineurs et les sapeurs, distingués dans leursservices, formaient aussi deux corps à part dans l’armedu génie, sous les régimes républicain et impérial, bienqu’ils eussent un même uniforme.
Si le corps des mineurs, dans ses travaux lourds etpénibles, montra des soldats peu nombreux, ils surentdu moins se multiplier, en toute occasion mémorable,par leur intelligence et leur hardiesse, et se signaler àla face des ennemis les plus redoutables, par l’improvi-sation de mille moyens de ruse, de force et de terreur.Dans les dernières guerres, le génie, avec ses corpsparticuliers, avait pris l’attitude la plus imposante aumilieu des autres armes : tous les travaux furent hono-rables pour les sapeurs; tous leurs faits de guerre furentéclatans d’audace.
Une ordonnance du Roi, en date du 12 mai i 8 i 4 >réunit les bataillons de mineurs et de sapeurs en troisrégimens (à deux bataillons); le bataillon composé d’unecompagnie de mineurs et de cinq compagnies de sapeurs.
Uniforme : Habit bleu-de-roi ; collet, revers et pa-remens de velours noir; retroussis écarlates; boutonsjaunes; gilet et pantalon bleus ; liserés rouges. Chapeauà trois cornes, auquel a succédé le schakot, comme dansle reste de l’armée.