correspondance tant avec le conseil qu’avec le généralde l’arrondissement. Les communes furent classées encompagnies, les cantons en bataillons, les arrondisse-mens en divisions, représentant des régimens. La forceet la composition de ces fractions variaient d’après lenombre ou la population des villages qui en dépen-daient : telle division avait 3ooo ou 4000 hommes, ettelle autre i5oo à 1800. Il n’y avait, dans chacune destrois armées, qu’un ou deux bataillons de déserteurs del’armée républicaine soldés. Ces bataillons, ainsi qu’unpetit régiment de cavalerie également formé de déser-teurs, furent les seuls corps permanens. Le reste se dis-solvait aussitôt après l’expédition pour laquelle il s’étaitréuni. Cette expédition était toujours de courte durée :chaque soldat, en quittant ses foyers, emportait avec luiles vivres présumés nécessaires.
La plupart des Vendéens ne s'étalent d’abord présentésau combat qu’avec des faux emmanchées à l’envers,des bâtons surmontés de piques ou de faucilles. Leurspremiers succès, et les soins du conseil supérieur, leurprocurèrent à tous des fusils de munition. On vit s’éleverà-la-fois, et comme par enchantement, des ateliers deréparations et de charonnage, des moulins à poudre etdes raffineries dans l’intérieur du pays. Bientôt après,on y forma des hôpitaux et des magasins de subsistances.Enfin, il ne manqua plus à la Vendée , pour être indé-rpendante, qu’une grande ville pour capitale, et une oudeux places fortes.
On s’occupa peu de l’instruction et de la tenue mili-taire ; on regardait ces objets comme peu essentiels àdes soldats qui retournaient, après la victoire, cultiverleur champ ou celui de leur seigneur ; il suffisait qu’unVendéen sût marner son fusil et tirer juste. Or, sur cepoint, il nç le cédait en rien au plus habile chasseur :