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maréchal de Broglie, dut être réuni à l’armée prussienne.Le prince de Condé, à la tête d’un second corps de 5,ooohommes, fut destiné à agir, dans le Brisgaw, avec unedivision autrichienne sous les ordres du prince d’Ester-hazy ; et le duc de Bourbon, menant avec lui le ducd’Enghien son fils, alla, dans le pays de Liège , se mettreà la tête de 4 à 5,000 gentilshommes, pour se joindreensuite à l’armée autrichienne, commandée par le ducAlbert de Saxe-Teschen, dans les Pays-Bas .
De ces trois corps, celui commandé par le prince deCondé fut le seul qui se trouva sur pied à la fin de la cam-pagne; les deux autres ayant été licenciés peu de moisaprès leur formation, sans presque avoir pris de partaux opérations militaires, nous croyons utile de faireconnaître l’organisation des troupes dont ils étaient com-posés.
L’invasion de Mayence et de Francfort par l’arméerépublicaine sous les ordres du général Custine, ayantfait penser que le corps de Condé pourrait être utile dansla position qu’il occupait en Souabe , la cour de Vienne,auprès de laquelle le prince fit les démarches les plusattentives pour sa conservation, décida que ce mêmecorps serait maintenu. Le pain et le fourrage continuèrentà être fournis aux gentilshommes, et les troupes soldéesdurent recevoir une paye semblable à celle des troupesimpériales.
Telle était, au mois de septembre 1792, la situation ducorps de Condé :
État-Major : Un maréchal-général-des-logis de l’armée, unmajor-général de l’infanterie, un maréchal -général-des-logis de lacavalerie, un intendant d’armée.
Troupes : Vingt-quatre compagnies d’infanterie noble, formantdeux bataillons, chaque compagnie commandée par un officier-gé-néral, et composée de 56 officiers et gentilshommes, ci. . 1344