Buch 
Collection des uniformes des armées françaises : de 1791 à 1814 / dessinée par H. Vernet et Eugène Lami
Entstehung
Seite
3
JPEG-Download
 

( 3 )

Françaises étant regardé par tous les nobles émigréscomme à jamais souillé par la défection dont ce régiments’était rendu coupable. Les princes firent en outre descapitulations avec quelques petits états d'Allemagne etplusieurs particuliers pour la levée de différens autrescorps.

L’assemblée législative de France , qui avait succédéà la constituante, prit l’initiative sur les projets forméscontre la révolution par les principales puissances étran-gères, en déclarant la guerre à l’Autriche , dont les pré-paratifs étaient déjà évidens. A cette époque (avril 1792),la plupart des obstacles qu’avaient éprouvés les princes,frères du roi, pour la formation de leur armée, dispa-rurent ; ils eurent permission d’armer, d’équiper, demonter les différens corps. L’affluence devint extrême àCoblentz ; « mais l’intrigue présida à bien des choix età plusieurs décisions qui furent généralement blâmés ;le luxe qui aurait dû être banni de l’armée et du quar-tier-général royaliste dans des circonstances aussi graveset aussi critiques, se reproduisit sous toutes les formes ;Coblentz , qui n’aurait dû présenter que l’aspect d’uncamp, offrit, jusqu’à l’ouverture de la campagne, celuid’une cour brillante; et ces observations, qui n’échap-pèrent pas aux souverains, et surtout à leurs ministres,furent peut-être le principe de l’indifférence dont lespuissances donnèrent par la suite tant de preuves auxprinces français (1). »

Il fut arrêté que l’armée émigrée, dont la force s’éle-vait à 20 ou 22,000 hommes au commencement desopérations de la campagne de 1792, serait partagée entrois corps, dont le plus considérable, d’environ 12,000hommes, sous les ordres des deux frères du roi et du

(1) Campagnes du corps de Condé, etc., tom. I.