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Le rapporteur rappelle ä grands trails le contenu de son rapportsur les deux questions precedentes. Ce rapport a ete presente ä lareunion deGeneve, le 19 novembre 1901, et il se trouve insere aucompte rendu de la huitieme seance des inspecteurs, pages 25 etsuivantes.
La discussion est ouverte.
M. Latour fait ses reserves sur la maniere dont le rapporteurconcoit un livre de lecture. II est, dit-il, surtout essentiel de deve-lopper le goüt de la lecture, car celui qui possede ce gout est intel-lectuellement sauve. II est donc d’une importance capitale que,par son contenu, le livre de lecture inspire ä l’enfant l’amour dela lecture. Ce livre doil en preniier lieu etre ä la portee des ecoliersauxquels on le destine; il doit les interesser suftisamment pourproduire chez eux le plaisir de lire. AussiM. Latour craint-il qii’unlivre ä double but, servant en meine temps aux exercices de langueet a la lecture, ne rebute l’enfant et ne le degoute de son livre et deslivres. Il propose conime modele le livre de lecture de Giujan,adopte par le canton de Neuchätel.
M. Blaser fait observer qu’avant de poursuivre la discussion, ilconvient de determiner la question et de savoir si l’on propose unlivre de lecture unique pour toute la Suisse romande, le rapporteurlui paraissant ne toucher qu’incidemment ii cette question, le butdu rapport etant, dit-il, essentiellement de recbercher ce que doitetre un bon livre de lecture.
M. Quartenoud estime que le canton de Fribourg ne ferait pasd’opposition systematique ä un livre de lecture unique, si cemanuel repondait aux besoins et ä Fesprit des populations de soncanton.
M. Gijlam partage Fopinion emise par son ami, M. Gobat, dansses conclusions concernant Finlroduction d’un livre de lectureunique pour la Suisse francaise. D’ailleurs, la reunion des inspec-teurs ä Geneve, Fan passe, n’a-t-elle pas jete les bases d’un ensei-gnement visant ä une certaine unite pour la Suisse romande?
M. Henchoz declare partager Fopinion de M. Gobat. Il discute lametbode ii introduire pour Fenseignement elementaire de la lecture.
M. Blaser retire sa proposition, la question lui paraissantresolue.
M. Gaillard verrait avec plaisir qu’un cours de langue uniqueüt adopte pour la Suisse romande; mais il desire que chaque can-