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Abrégé d'histoire générale : à l'usage de l'enseignement secondaire et primaire supérieur / Paul Maillefer
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ÉPOQUE DE LA RÉFORMATION 147

paysans se révoltèrent contre leurs seigneurs ; il fallutles exterminer. A plusieurs reprises, des sectes se ren-dirent odieuses ou ridicules. Les anabaptistes commirentdes excès en Thuringe, puis à Munster, en Westphalie ;leurs crimes et leurs atrocités dépassèrent la mesure :il fallut les pourchasser comme des bêtes sauvages ; leurschefs périrent dans les supplices.

Ces excès n’arrêtèrent pas les succès de la Réforme.Ses résultats, pour l’Allemagne, ont été considérables.Elle eut une heureuse influence sur la littérature, l’ins-truction populaire et supérieure. La Réforme compléta,en Allemagne, l’œuvre des humanistes.

La Suisse subit aussi une transformation religieuse.Zwingli prêcha la doctrine réformée à Zurich, Œcolam-pade à Bâle, Haller à Berne. Les petits cantons, parcontre, restèrent fidèles au catholicisme. Il en résulta uneguerre, dans laquelle les réformés furent vaincus, à Kappel(1531). Cependant les grands cantons restèrent protes-tants.

Farel fut le réformateur de la Suisse romande et Cal-vin fit de Genève une Rome protestante.

CHAPITRE XXVIII

La réaction catholique, Philippe II.

Guerres de religion en France.

Elisabeth Tudor et Marie Stuart.

§ 205. La réaction catholique. — Vers le milieu duXVI e siècle, la Réforme avait conquis la majeure partiede l’Allemagne et de la Suisse, les Etats Scandinaves,les Pays-Bas hollandais. Elle avait de nombreux adhé-rents en France, en Bohême, en Hongrie, dans les Etatsdu sud. Mais le catholicisme se ressaisit : il entrepritcontre le protestantisme une lutte acharnée. On appellece mouvement la réaction catholique ou la contrc-réfor-ination.