ÉPOQUE DE LA RÉFOEMATION 161
Celui-ci fut vaincu à son tour à Lutzen, mais Gustave-Adolphe trouva la mort sur le champ de bataille. Sonrival Wallenstein ne lui survécut pas longtemps. Il péritvictime d’une conjuration de ses officiers, encouragée parl’empereur.
Toutefois, la disparition de ces deux chefs n’arrêtapas la guerre. Les généraux formés à l’école de Gustave-Adolphe continuèrent la lutte. Elle se poursuivit durantplusieurs années.
§ 216. Période française. Fin de la guerre. — A la fin,Richelieu jugea à propos d’intervenir directement enAllemagne. La France, la Suède, la Hollande s’allièrentcontre l’empereur et l’Espagne. La guerre se prolongeaencore durant quatorze années. Les Suédois ravagèrentl’Allemagne centrale, pénétrèrent en Bohême et s’em-parèrent de Prague. Les Français, conduits par Turenneet Condé, envahirent les Pays-Bas (bataille de Rocroy),puis la Souabe et les Pays du Danube. Vienne se trou-vait ainsi menacée à la fois du côté du nord et du côtéde l’ouest. L’empereur se vit contraint à poser les armes.
§ 217. Paix de Westphalie. — Depuis longtemps, desnégociations se poursuivaient à Munster et à Osna-brück, en Westphalie. La paix y fut conclue en 1648.En somme, elle était favorable aux 'protestants. Ils con-servèrent la liberté religieuse et la plus grande partiedes biens ecclésiastiques sécularisés.
Le traité de Westphalie diminua encore l’autoritéimpériale : en réalité, les princes et les villes devinrenttout à fait indépendants. L’empereur n’eut plus désor-mais que les apparences du pouvoir. Depuis le traité deWestphalie jusqu’à la fin du XVIII e siècle, l’Allemagneresta composée de trois cent cinquante Etats (laïques,ecclésiastiques, villes libres) sans lien réel entre eux.
Au point de vue territorial, la France et la Suède, quiavaient pris la part la plus active à la guerre, reçurentd’importants avantages. La France obtint l’Alsace et
ABRÉGÉ MAIIXEFER
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