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ABRÉGÉ D’HISTOIRE GÉNÉRALE
Brissaeh ; elle atteignait ainsi la frontière du Rhin et ladépassait même sur un point. La Suède recevait plu-sieurs îles, d’importantes possessions au sud de la Bal-tique, et même un territoire touchant à la mer du Nord.
U indépendance de la Suisse et des Pays-Bas futreconnue.
La guerre de Trente ans fut pour l’Allemagne uneépouvantable calamité. Ce malheureux pays fut parcouruen tous sens par des armées composées en grande partiede pillards et de bandits. Cotte soldatesque committoutes sortes d’atrocités, massacrant les populations,incendiant les villes et les villages, détruisant les cul-tures, allant même jusqu’à couper les arbres. Il fallutplus d’un siècle à l’Europe centrale pour se relever de cesdésastres.
§ 218. L’Allemagne et le péril turc. -— Depuis la prisede Constantinople par les Turcs, ces derniers avaientcontinué leur marche progressive du côté de l’Europecentrale. Ils avaient atteint le Danube. Durant le règnede Charles-Quint, sous la conduite de Soliman II leMagnifique, ils attaquèrent la Hongrie, tuèrent le roides Hongrois et menacèrent Vienne. Leurs flottes infes-taient les côtes de la Méditerranée. Philippe II envoyacontre eux son frère, don juan d’Autriche, qui rem-porta la victoire navale de Lépante.
Tôt après la guerre de Trente ans, les musulmansreprirent l’offensive. Ils étaient, cette fois-ci, secondés parles Hongrois, irrités par le despotisme des Habsbourg.Les infidèles pénétrèrent en Autriche et arrivèrent jusquesous les murs de Vienne. L’Autriche semblait perdue.Cependant l’héroïsme de la population de Vienne sauvala ville ; elle résista pendant soixante jours à tous lesassauts, donnant à une armée de secours le temps d’ar-river. Celle-ci, commandée par Jean Sobieski, roi dePologne, repoussa les envahisseurs. Dès lors, la puis-sance turque au nord du Danube décline. Au commen-