LA RÉVOLUTION
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avaient conclu la seconde coalition (fin 1798), forméeprincipalement de l’Autriche, de la Russie et de l’Angle-terre. Les armées françaises furent attaquées sur uneligne allant de la mer du Nord au golfe de Naples. Ellesfurent battues d’abord sur tous les points. Le terriblegénéral russe Souwarow les chassa de l’Italie. En Suisse,cependant, Masséna, vaincu dans une première bataille,à Zurich, prit sa revanche et écrasa à son tour les enne-mis dans la seconde bataille de Zurich. Souwarow quittala Suisse après une retraite célèbre dans l’histoire. Lasituation de la France n’en était pas moins très graveà la fin de l’année 1799.
§ 265. Gouvernement du Directoire. Coup d’Etat du18 brumaire. —• La constitution de l’An III confiait lepouvoir exécutif à un Directoire composé de cinq mem-bres et à deux conseils, le Conseil des Cinq Cents et celuides Anciens. Ce régime dura quatre ans (1795-1799).
A l’intérieur, le gouvernement du Directoire n’avaitpas été heureux. Sa situation, du reste, était difficile. Lesfinances étaient tombées dans un état déplorable, et lesassignats n’avaient presque plus de valeur. Le Direc-toire avait à lutter contre les républicains violents, qui letrouvaient trop modéré, et contre les monarchistes, quirêvaient de rétablir la royauté. Pour ramener un peud’ordre dans les finances, il décréta la banqueroute desdeux tiers. Pour s’affermir contre ses ennemis, il dut noyerdans le sang plusieurs insurrections (Babeuf, les chouansde Bretagne, la Vendée), et recourir à des coups d’Etat.Mais son autorité n’y gagnait rien. Des troubles éclataientpartout, la France marchait vers l’anarchie.
C’est à ce moment que Bonaparte débarquait à Fréjus(octobre 1799). Tout le monde salua le jeune héros commeun libérateur. Lui seul semblait capable de rétablir l’ordreà l’intérieur et le prestige de la France en Europe. Bona-parte sut habilement exploiter la situation. Il s’assural’appui de l’armée, celui de deux membres du Directoire,