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Abrégé d'histoire générale : à l'usage de l'enseignement secondaire et primaire supérieur / Paul Maillefer
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ABRÉGÉ D’HISTOIRE GÉNÉRALE

et celui de son frère, Lucien, président des Cinq Cents.Puis il accomplit le coup (l’Etat des 18 et 19 brumaire(novembre 1799). Il fit disperser les Conseils par sessoldats et mit fin au gouvernement du Directoire.

CHAPITRE XXXIX

Le Consulat et l’Empire.

§ 266. Marengo. Paix de Lunéville et d’Amiens. — Bona-parte se fit nommer premier consul et s’attribua un pou-voir presque absolu, tout en conservant les formes répu-blicaines. Les deux autres consuls, ses collègues, n’avaientqu’une ombre d’autorité. Quant aux assemblées législa-tives, le premier consul en était le maître.

Bonaparte usa de son pouvoir pour le bien de la France.Il sut faire régner l’ordre à l’intérieur. Avec la paix etl’ordre rétablis, la situation financière s’améliora, le com-merce et l’industrie prirent un nouvel essor.

A l’extérieur, Bonaparte attaqua la seconde coalition.Au printemps 1800, il passa le Grand St-Bernard, péné-tra en Italie et remporta sur les Autrichiens la brillantevictoire de Marengo. L’Autriche signa la paix de Luné-ville, qui confirmait celle de Campo-Formio. La Francerestait maîtresse do la rive gauche du Rhin.

L’Angleterre finit aussi par accepter les agrandissementsde la République. Elle conclut la paix d’Amiens (1802).Pour quelque temps, les conquêtes de la Révolution setrouvaient consolidées, et la France était en paix aveotoute l’Europe.

§ 267. Rupture avec l’Angleterre. L’Empire. — Maiscette trêve dura peu. L’Europe subissait à contre-cœurles empiétements de la France. Elle espérait toujoursune revanche. Bonaparte, de son côté, n’était pas satis-fait dans son ambition. Il intervenait, comme autrefoisle Directoire, chez les peuples voisins, Hollandais, Suisses,