CIVILISATION JIÈDK
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dans les villes de l’Asie Mineure. Histiée leur représentaque si la puissance de laPerse était détruite, eux-mêmesperdraient leurautorité. Lesentimentd’IIistiée prévalutet les Perses échappèrent à une perte certaine. Dariusretourna en Asie. Mais il laissa une partie de ses troupesoccuperlaThrace. Les Perses prirent ainsi pied en Eu-rope. Alors ils tournèrent leurs regards vers la Grèce etla conquête de ce pays fut le rêve de leurs souverains.
24. Civilisation des Mèdes et des Perses Lesmmirs.— Los Perses ne gardèrent pas longtemps leurs mœurs simples etrudes, et ils adoptèrent promptement la civilisation des Mèdes. DéjàCyrus suivit le cérémonial et les institutions politiques des Mèdes. Ildonna l’exemple d'un faste toutoriental. Ses successeurs imitèrent lesanciens monarques assyriens ; ils vivaient retirés au fond de leurpalais, invisibles à leurs peuples, qui les considéraient comme desdieux. La mollesse et le luxe pénétrèrent dans le peuple et dans l’ar-mée. Les soldats perses amollis comme leurschelsperdirentl'habitudede la fatigue et des armes.
Les arts. — L’empire perse renfermait les contrées les plus indus-trieuses et les plus florissantes de l’Orient. Il hérita naturellementdes progrès des civilisations assyrienne, égyptienne et phénicienne.Aussi voyait-on à Ecbatane, à Persépolis, à Suse (les capitales de laMédie et de la Perse), des monuments remarquables, des temples»des palais, des œuvres de sculpture. Ces monuments (avaient, le mêmecaractère de grandeur imposante que nous avons remarqué dans ceuxde l’Egypte et de l’Assvrie.
La religion. — La religion des Perses sedistinguait par un carac-tère plus spiritualiste que celle des Assyriens. Elle reconnaissaitl’existence d’un être suprême, que l’on ne pouvait représenter sousdos images matérielles, ni renfermer dans l'enceinte du temple. Lesymbole de la divinité pour les Perses, c'était le feu, considéré pareux comme le plus pur des éléments. Suivant les doctrines religieusesdes Perses, le monde est soumis à l’action de deux principes ou dedeux génies, Ormuz, le génie du bien, et Ahriman, le génie du mal.Tout ce qu’il y a de bon dans le monde vient d’Ormuz ; tout ce qu'il ya do mal vient d’Ahriman. Ormuz a créé l’homme; mais la douleur,la maladie, la mort remontent à Ahriman. Ces deux génies ennemisse disputent le monde ; leur lutte pourtant finira un jour : Ormuz àla fm l’emportera et renfermera Ahriman dans un sombre séjour.