LEGISLATION DE LYCUHGUK
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crut que le meilleur moyen de tuer l’égoïsme et de dé-velopper la fraternité, c’était d’établir une vie commune.Plus de famille véritable, plus d’intérêts privés; maistout en commun, tout pour la patrie. Le Spartiate devaiten effet appartenir à la patrie dès son enfance Aussitôtaprès sa naissa nce, l’enfant Spartiate était soumis à l’exa-men des vieillards, et si ceux ci le trouvaient faible oumal constitué, il était exposé dans les gorges duTaygète.Après cette inspection, le fils était rendu à son père quile gardait jusqu’à l’âge de six ans accomplis. Dès lorsl’enfant quittait pour jamais sa famille et il était élevépar l’état, sous la surveillance d’instituteurs; maistout citoyen pouvait châtier ceux qui se conduisaientmal.
Cette éducation publique avait surtout, en vue le dé-veloppement corporel. La gymnastique et le manie-ment d'armes étaient les cfroses essentielles. L’on en-durcissait le corps par tous les moyens possibles : pointde chaussure ; même vêtement, été comme hiver; pourlit, des roseaux coupés par les enfants eux-mêmes dansl’Eurotas ; peu de nourriture, pour les habituer à la so-briété. On les habituait aussi à la souffrance ; on lesliattait de verges, et c’était à qui supporterait le mieuxles coups. On en vil expirer sous les verges sans qu’ungémissement eût décélé leurs douleurs.
On ne donnait du reste aux enfants aucune instructionproprement dite ; on leurapprenaitseulementà/ouerdela flûte cl de la lyre, à chanter des hymnes sacrés et despoésies guerrières. Aussi l’ignorance des Spartiates étaitgrande. On cherchait cependant à développer leur intel-ligence, mais uniquement pour les rendre adroits et ru-sés. C’est ainsi qu’on leur permettait de voler pour seprocurer de la nourriture ; celui qui se laissait prendreétait châtié, non comme coupable, mais comme mal-adroit.