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Histoire Ancienne.
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HISTOIRE GRECQUE

qu’il demandait. Solon, rentré chez lui, prit ses armeset les mit devant la porte de sa maison, en disant dé-couragé : « J’ai défendu, autant qu’il m’a été possible,la patrie et les lois. »

Bientôt Pisistrate, avec la garde qu’il avait obtenue,s’empara de la citadelle (ou de 1 ’ Acropole comme on l’ap-pelait). Il fut dès lors maître du pouvoir et tyran d’Athè-nes. Dans les républiques grecques l’on donnait le nomde tyran à celui qui s’emparait du pouvoir et gouvernaitseul. Mais le nom de tyran ne signifiait pas toujours unsouverain violent et cruel ; il avait simplemeni le sens(Vusurpateur. La tyrannie de Pisistrate fut très modé-rée. Il maintint les lois de Solon. Il chercha même à ga-gner l’approbation du sage vieillard. Mais celui-ci re-fusa de le soutenir et se retira dans une complète soli-tude ; il mourut peu après.

Le gouvernement de Pisistrate fut très glorieux.Athènes s’embellit ; la marine et le commerce prirentun grand développement. Pisistrate tut encore un grandami des lettres ; c’est lui qui fonda la première biblio-thèque publique qu’on ait vue en Grèce.

Les fils de Pisistrate. — Pisistrate eut pour succes-seurs ses deux fils Hippias et Hipparque. Ceux-ci con-tinuèrent le brillant règne de leur père. Mais ils se lais-sèrent aller parfois à des actes de despotisme. C’est ainsiqu’ils firent un affront public à la sœur d’un Athéniennommé Harmodius. Celui-ci et son ami Arisfoghton tra-mèrent un complot contre la vie des tyrans. Hipparquefut assassiné. Hippias ayant échappé se vengea cruelle-ment. Harmodius avait été tué sur-le-champ par lesgardes. Aristogiton mis à la toiture, dénonça commeses complices les plus chers amis du tyran, qui les fitégorger aussitôt. Hippias demandant à sa victime si elleavait encore d’autres complices : « 11 n’y a plus que toi,