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Histoire Ancienne.
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INSTITUTIONS POLITIQUES D’ATHÈNES 67

citoyens âgés d’au moins trente ans. Ces tribunaux ou jurys compre-naient plusieurs centaines de jurés ou d'héliastes.

Caractère de la législation de Solon. — La législation do Solonétait un mélange d’aristocratie et de démocratie; cependant elleinclinait plus vers la seconde que vers la première. Elle améliora lesort des pauvres, tout en respectant la propriété individuelle. Elledétruisit l’aristocratie de naissance, mais elle établit une aristocratiede richesse, à laquelle tous les citoyens pouvaient parvenir. En pro-voquant le travail et en favorisant le développement intellectuel, elledevait procurer à Athènes la gloire de l’industrie, des arts et de lalittérature, gloire plus durable que celle de la politique et des armes.

48. La tyrannie à Athènes (560 510). — Pisistrate.— Solon fit jurer à ses concitoyens de respecter ses loispendant dix ans. Puis il s’éloigna et entreprit un grandvoyage en Orient. Il parcourut l’Egypte et l’Asie Mi-neure, et c’est alors qu’il visita le célèbre roi de Lydie,Crésus, dans Sardes sa capitale (p. 30).

Quand au bout de dix ans il revint à Athènes, il trouvasa patrie déchirée de nouveau par des dissensions entrela noblesse et le peuple. Vainement il essaya de récon-cilierles partis. Plu sieurs chefs ambitieux se disputaientle pouvoir. L’un d’eux, Pisistrate, avait embrassé avecchaleurlepartidupeuple Affectueux,secourableenversles pauvres, d’un caractère doux et modéré, il exerçaitune grande influence sur la multitude. Un jour, s’étantfaitàlui-mêmequelqueslégères blessures, ilaccourt surla place publique, couvert de sang. La foule étonnéel’entoure. Il raconte alors qu’il vient d’échapper à sesennemis qui voulaient l’assassiner. A l’ouïe de cet at-tentat le peuple s’indigne. Aussitôt un partisan de Pisis-trate propose dedonnerunegarde de cinquante hommesà l’ami du peuple. Mais à la nouvelle de ce qui se pas-sait, le vieux Solon accourut à son tour sur la place pu-blique. Vainement il combattit l’astucieuse proposition.Abandonné par les riches et menacé par la multitude,il dut se retirer. Le peuple donna à Pisistrate la garde