SECONDE GUEUKE MÉDIQUE V
54. Le combat des Thermopyles. — Léonidas. —Les Thermopyles sont un passage qui conduit de laThessalie dans la Grèce. Ce passage est resserré en-tre la montagne et la mer. Xerxès, après avoir traverséla Thessalie, était arrivé devant les Thermopyles. Il ytrouva la petite armée de Léonidas, qui comptait en-viron <>000 soldats et dont 3C0 Spartiates formaient lenoyau. Xerxès ne s’imaginait pas que cette poignéed’hommes osât lui résister. Un cavalier perse fut en-voyé pour reconnaître la position des Spartiates : il lestrouva s’exerçant à la lutte ou peignant leur longuechevelure ; aucun ne daigna même prendre garde àlui. Le grand roi, étonné de ce calme, écrivit à Léoni-das : « Si tu veux te soumettre, je te donnerai l’em-pire de la Grèce. » Celui-ci répondit : « J’aime mieuxmourir pour ma patrie que de l’asservir. » Xerxès lesomma alors de rendre les armes. «Viens les prendre, »lui répliqua Léonidas. Enfin le grand roi lit attaquerles Grecs, avec ordre qu’on les lui amenât vivants.Mais dans cet étroit délité la supériorité du nombredevenait inutile. Les Perses avaient encore le désa-vantage des armes, leurs piques étant plus courtesque celles des Grecs. Aussi furent ils battus. Vaine-ment le corps des 10 00J Immortels s’élança à l’atta-que : il fut aussi repoussé avec perte.
Xerxès ne savait quel parti prendre, quand un traîtrelui indiqua un sentier dans la montagne, par lequel onpouvait tourner la position des Grecs. Le corps des Im-mortels partit à l’entrée delà nuit et suivit le traître. LesI’hocidiens, qui gardaient le passage, effrayés de cetteattaque imprévue, se retirèrent. Vers le matin, des sen-tinelles descendirent en courant des hauteurs annonceraux Grecs qu’ils allaient être tournés par l’ennemi. Acette nouvelle, Léonidas renvoyaaussitôt laplus grandepartie de ses troupes, en les invitant à se réserver pour