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HISTOIRE GRECQUE
persane, afficha un luxe asiatique et s'entoura d’unegarde mède. Il traita les alliés avec la hauteur et l’inso-lence d’un satrape. Ceux-ci indignés refusèrent de luiobéir et se rangèrent sous le commandement des géné-raux athéniens, Aristide et Cimon, le fils de Miltiade.
Punition de Pausanias. — Sparte, soupçonnant latrahison de Pausanias, le rappela. Une de ses dépê-ches au grand roi fut interceptée : le messager avaitremarqué qu’aucun de ceux qui avaient été envoyésavant lui n’était revenu ; il ouvrit la lettre et y lut larecommandation de tuer le porteur du message ; aus-sitôt il la remit aux éphores. Pausanias se réfugiadans un temple pour se mettre sous la protection desdieux. Comme on n’osait le tirer de force de cet asilesacré, on en mura la porte pour l’y laisser mourir defaim. Sa propre mère apporta la première pierre.Quand il fut près d’expirer, on l’emporta pour que letemple ne fût pas profané par sa mort.
Sparte renonça à poursuivre la lutte contre les Perses. Athènes saisitaussitôt la direction suprême, abandonnée par sa rivale. Les chefsathéniens, Thémistocle, Aristide et Cimon, travaillèrent de tout leurpouvoir à conquérir l’hégémonie à leur patrie.
58. Fin des guerres médiques. —Exil de Thémis-tocle. — Thémistocle donna un nouvel essor à la ma-rine d’Athènes. Mais ses richesses excitèrent l’enviede ses concitoyens, auxquels du reste il rappela tropsouvent qu’ils lui devaient leur salut. Aussi fut-il àson tour frappé d’ostracisme. Les Spartiates saisirentcette occasion de se venger de l’homme qui avait élevési haut la gloire de leur rivale. Ils l’accusèrent d’avoirtrempé dans la trahison dej Pausanias. L’accusationétait injuste. Mais Thémistocle, comptant peu sur lajustice de ses concitoyens, s’enfuit en Perse. Il futbien accueilli d’Artaxerxès, successeur de Xerxès, qui