FIN DES GUERRES MÉDIQUES
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lui fit promettre de lui livrer la Grèce. Pressé d’exécu-ter ses promesses, il s’empoisonna pour n’ètre pas ré-duit à porter les armes contre sa patrie. Ses ossementsfurent secrètement rapportés à Athènes.
Mort d’Aristide. — La loyauté d 'Aristide contribuaplus encore que l’habileté de Thémistocle à établir l’hé-gémonie d’Athènes. Les Grecs des îles et de l’Asie Mi-neure formèrent avec cette ville une alliance dans le butde repousser les barbares. C’était une espèce de confé-dération, dont Athènes était la tête et la ville fédérale.Aristide, du consentement de tous les états confédérés,avait réglé le contingent de chacun en hommes, en ar-gent, en vaisseaux. Il conserva jusqu’à la fin de sesjours l’estime et la confiance de ses concitoyens et desalliés. 11 mourut si pauvre que l’Etat fut obligé de sub-venir aux frais de ses funérailles et de doter ses filles.
Cimon, fils de Miltiade. — Les alliés se lassèrentvite de cette guerre interminable contre les Perses.Ils demandèrent à donner de l’argent au lieu de sol-dats et de vaisseaux. Athènes y consentit et continuaseule la lutte au nom de tous. Cimon, fils de Miltiade,avait remplacé Aristide. Il était fort aimé pour sonaffabilité et sa générosité ; il employait sa grande for-tune à embellir Athènes ; il ouvrait ses jardins au pu-blic et sa table était accessible à tous. Cimon chassales Perses de la Thrace et des îles de la mer Egée, quiredevint ainsi une mer grecque. Il attaqua même lesbarbares en Asie et remporta une éclatante victoiresur terre et sur mer aux bouches de l’ Eurymédon (enCarie). Enfin il délivra du joug des Perses les villesgrecques de l’Asie Mineure.
La troisième guerre de Messénie. — Cimon, commeson père, comme Thémistocle et Aristide, ne devaitpas échapper à la jalousie etaux soupçons de ses con-citoyens. 11 aimait Sparte et ses institutions. Les