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Histoire Ancienne.
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SOUKATM

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U ii grand nombre de jeunes gens, dontplusieurs appar-tenaient aux plus riches familles (Alcibiade, Criton), ve-naient écouter ses leçons. Il n’enseignait pas du hautd’une chaire; mais il conversait avec tout le monde :chez lui, avec ses amis et ses disciples ; sur la placepublique, avec le premier venu. A peine paraissait-ilqu’un groupe se formait pour l’entendre discuter, tan-tôt avec un simple artisan, tantôt avec quelque sophisterenommé.

Son jugement. — Sans attaquer directement lesdieux du paganisme, Socrate se plaçait bien au-dessusdes croyances vulgaires et il blessait profondément lessuperstitions de son époque. Ses ennemis l’accusèrentde corrompre la jeunesse et de vouloir détruire la reli-gion. On le plaçait au rang des sophistes qu’il avait toutesa vie combattus. Il comparut devant un tribunal popu-laire de plus de 500 membres. Il se défendit lui-mêmedans une apologie pleine de noblesse et de simplicité. Ilrepoussa fièrement l’accusation d’irréligion, en rappe-lant que la Pythie l’avait proclarnéle plus juste etle plussage des hommes, et il somma les pères de ceux qu’ilavait corrompus devenir déposer-contre lui. Peut-êtrel’eût-on absous, s’il eût promis de renoncera sa mis-sion. Mais il déclara que si on lui imposait le silence, iln’y consentirait pas; qu’il devait obéir avant tout à lavoix intérieure qui le dirigeait. Cet appel à son démonfamilier, cette mission divine qu’il revendiquait, soule-vèrent les murmures de toute l’assemblée. Il fut déclarécoupable, mais à la majorité de deux voix seulement.

Sa condamnation et sa mort (399).— Il restait àstatuer sur la peine. Ses accusateurs proposèrent lamort. Mais Socrate pour toute défense s’écria : « Pourmoi, Athéniens, je me condamne à être nourri le reste