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HISTOIRE GRECQUE
qui s’étend de Babylone au Pont-Euxin, traversant descontréesinconnues etd’un difficile accès. Ils sont mêmesurpris par la neige dans la montagneuse Arménie etbeaucoup périssent de froid. Longtemps Tissapherneles suit, jusqu’à ce que, désespérant d’entamer cettepoignée de braves, il renonce à les poursuivre. Mais lessauvages habitants ne cessent de les harceler. Enfin lesGrecs atteignent une montagne d’où ils découvrent lePont-Euxin. « La mer! la mer! » s’écrient-ils tous, etils saluent avec des acclamations de joie la fin de leurssouffrances. Peu après ils arrivent à la colonie grecquede Trébizonde, où ils célèbrent leur délivrance par dessacrifices et des jeux solennels. Ils auraient bien voulutrouver des vaisseaux pour regagner leur patrie. Maisils durent longer les côtes du Pont-Euxin, où ils eurentà soutenir encore maint combat contreles barbares. Ilsne furent en sûreté que quand ils eurent atteint Byzance.
L’expédition et la retraite avaient duré quinze mois : les dix miliaavaient, pendant ce temps, parcouru près de G50Ü kilomètres; mais ilsétaient réduits à environ 8000 hommes. Xénophon, à la fin de sonAnabasis (récit de l’expédition de Cyrus), nous dit que les Grecsavaient parcouru 34,650 stades. Or le stade, qui était le 8' du milleromain, était long d’environ 185 mètres. Il fallait un peu plus de deuxminutes pour le parcourir.
Les mesures de longueur chez les Grecs étaient : 1 a pied, qui étaitun peu plus fort que l’ancien pied suisse, car il avait 308 millimètres,tandis que le pied suisse'n’était, que de 300; X'orgye ou aune, de 6pieds; 1 eplèthre, de 10pieds, \o stade, de”000 pieds.
67. Agésilas. — Expédition en Asie. — La retraitedes dix mille reporta un moment l’attention des Grecsvers la grande lutte nationale contre les Perses. La faci-lité avec laquelle une poignée de mercenaires avait pé-nétré jusqu’au cœur de l’Asie et avait repoussé toutesles attaques du grand roi, montrait la faiblesse de l’em-pire perse. Du reste Artaxerxès, voulant se venger del’appui que les Grecs avaient prêté à son frère, ordonna