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(ili. Expédition de Cyrusle jeune (401 1. — Bataillede Cunaxa. — Depuis les guerres modiques, l’empireperse n’avait fait que décliner. Les plus grands désor-dres régnaient à la cour et il y avait de fréquentes révol-tes dans les provinces. A cette époque, Cyrus le jeunevoulut détrôner son frère, le roi Artaxerxès Mnémon.Après avoir rassemblé à Sardes une armée, composéede 100,000 barbares et de 13,000 mercenaires grecs,il marcha contre la Perse. Déjà il avait traversé l’AsieMineure et atteint l'Euphrate, quand Artaxerxès accou-rut avec des forces considérables pour défendre sa cou-ronne. Une grande bataille fut livrée à Cunaxa près deliabylone. Les Grecs dispersèrent tout devant eux. Lejeune Gyrus paraissait vainqueur et ceux qui l’entou-raient le saluaient comme un roi, quand il rencontrasonfrère dans la mêlée et fut tué de sa main. A cette nou-velleles barbares de son parti prirentla fuite. Les Grecsseuls tinrent ferme et repoussèrent victorieusementtoutes les attaques. Ils demeurèrent maîtres du champde bataille, tandis que les deux armées barbares, l’unealliée, l’autre ennemie, fuyaient en sens contraires.
Retraite des dix mille. — La victoire de Cunaxa lais-sait les Grecs dans un grand embarras. Itéduitsau nom-bre d’environ 10,000, ils se trouvaient isolés au milieud’un vaste empire. Le grand roi les somma de se rendre :ils refusèrent fièrement. Alors le satrape Tissapherne,qui commandait l’armée perse, usa de perfidie : il invitales généraux grecs à venir négocier auprès de lui et lesfit traîtreusement massacrer. Les Grecs furent un mo-ment abattus par cette odieuse violation du droit desgens. Maisl’Athénien A'énophonfun disciple de Socratequi avait suivi l’armée comme simple volontaire) relèvele courage de ses compatriotes. Ceux-ci le mettent àleur tête et accomplissent sous sa conduite la fameuse« retraite des dix mille. » Ils parcourent tout le pays