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Histoire Ancienne.
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HISTOIRE ROMAINE

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une république. C’était en 510, l’année même où Athè-nes se délivrait de la tyrannie des Pisistratides (p. G9).

Développement de la puissance de Rome sous les rois. — Rome n’é-tait d’abord qu’une ville latine entourée d’un très petit territoire.Elle fut sans cesse en lutte avec les autres cités latines et les peu-ples voisins, tels que les Sabins, les Eques, les Volsques et lesEtrusques. Rome grandit dans ces luttes. Sa population s’accrut parl'incorporation fréquente des villes ou des peuples voisins(incorporation des Sabins, des Albains). Rome réunit ainsi à sapopulation latine primitive les populations diverses de l'Italiecentrale. Elle devint par là même la ville italienne par excellence,celle qui renfermait les éléments essentiels de la péninsule. Toute-fois, d’origine latine, Rome demeura avant tout une cité latine.

Rome avait encore l’habitude d’envoyer des colonies dans lesvilles soumises. C’était un puissant moyen d’étendre son influenceet d’assurer sa domination. La langue, les mœurs, les institutionslatines se répandirent avec les colonies romaines. Ainsi, soit en re-cevant dans ses murs la population des cités voisines, soit en leurenvoyant une partie de la sienne propre, Rome devint le centre na-turel et national du Latium : elle forma même avec des villes latinesune véritable confédération, dont elle était la capitale ou plutôt laville fédérale.

82. Organisation politique de Rome sous la royauté.

— Patriciens et plébéiens. — Le peuple romain comprenait deuxclasses de personnes, les patriciens et les plébéiens ; les patriciensétaient pour ainsi dire les bourgeois de Rome; ils étaient seuls vrai-ment citoyens, ils exerçaient tous les droits politiques, c’est-à-direqu’ils s’occupaient des affaires publiques et prenaient part au gou-vernement. Les plébéiens n'étaient au contraire que des habitantsde la ville, qui non-seulement ne jouissaient pas des droits politi-ques, mais qui étaient traités à bien des égards comme des sujets.

Tribus et Curies. — Les patriciens se partageaient en trois tribus.Chaque tribu se divisait en dix curies, et chaque curie, dans le prin-cipe, se composait de dix familles (gens). La classe patricienne com-prenait donc 3 tribus, 30 curies, 300 familles.

La famille romaine. — La classe patricienne se composait d'uncertain nombre de grandes familles (gens). Une gens romaine com-prenait les patriciens qui descendaient d’un ancêtre commun. Lesmembres d'une gens portaient le même nom, tel que Fabius, Clau-dius, Cornélius, Junius, .Julius : il y avait ainsi les familles Fabia,