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Histoire Ancienne.
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ORGANISATION POLITIQUE SOUS LA ROYAUTÉ 141

Claudia, Oorneüa, etc. — Une gens se subdivisait souvent en plu-sieurs branches, qui avaient des dénominations particulières ( cogna-men) La gens Cornelia comprenait les branches dos Scipions, desSylla, des Cinna, des Lentulus, des Céthégus. Les Metellus étaientune branche de la famille Cæcilia. Les individus se distinguaient parun prénom, tels que Marcus, Cajus, Cnejus, Publius, Lucius, Titus.Enfin souvent ils portaient encore un surnon j agnomen), qui rappelaitquelque action d'éclat (l’Asiatique, l'Africain), ou des particularitésphysiques (Nasica, qui a un gros nez) ou d'autres circonstancespersonnelles. Les surnoms devenaient bientôt des noms de famille.— Un Romain pouvait donc porter quatre noms, dans l'ordre suivant:le prénom, le nom de famille, le nom de la branche et le surnom ;par exemple, Publius Cornélius Scipion l'Africain. Les filles neportaient que le nom de leur famille : Cornelia, Junia, Julia. On neles distinguait entre elles que par la désignation d’ainée ou de ca-dette, si elles étaient deux, et s’il y en avait plus de deux, par ladésignation de première, seconde, troisième, etc.

Primitivement les patriciens seuls avaient une famille ou gensPlus tard cependant les plébéiens eurent aussi leurs familles, les.Elius, les Calpurnius, les Oabinius. Plusieurs familles eurent alorsdes branches patriciennes et des branches plébéiennes. Ceci prove-nait de ce que des plébéiens devenaient patriciens, et des patri-ciens passaient dans la classe des plébéiens.

Patrons et clients. — L'histoire romaine parle souvent des clients.C'étaient les personnes qui n’avaient aucun droit politique, et qui nejouissaient probablement dans l’origine que d'üne demi-liberté. Usétaient sous la prolection d'un patricien, qui s’appelait leur patron.Le patron et le client étaient unis par une sorte de lien de famille etils se devaient un appui mutuel. Le client faisait partie de la gensde son patron. Dans l'origine les clients étaient peut-être distinctsdes plébéiens, mais ils ne tardèrent pas à entrer dans les rangs deces derniers.

Les esclaves et les affranchis. — 11 y avait à Rome une classe nom-breuse d 'esclaves. L’esclave romain n’était pas considéré comme unhomme, mais comme une chose dont le maître disposait à son gré.On tombait dans l'esclavage soit à la suite d'une guerre quand onétait fait prisonnier, soit à. la suite de dettes qu’on ne pouvait paspayer, soit encore à la suite d’une condamnation. L’esclave pouvaitêtre rendu à la liberté. Il passait alors dans la classe des affranchis,mais restait cependant le client de son ancien maître. L’alîranchidevenait même citoyen, mais il ne jouissait jamais de toute la con-sidération, ni de tous les droits de l’homme né libre.