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HISTOIRE ROMAINE
la lin il céda et des députés furent envoyés dans laGrande Grèce et à Athènes, pour y recueillir les meil-leures lois. A leur retour, tous les magistrats, consuls,tribuns du peuple etautres, déposèrent leurs fonctions;l’on nomma des décemvirs, c’est-à-dire un comité dedix membres, investi de pouvoirs illimités et chargéde rédiger de nouvelles lois. Les décemvirs, tous pa-triciens, remplirent d’abord admirablement leur mis-sion : à la fin de la première année ils avaient déjà faitdix tables de lois. Afin d’achever le code commencé,le décemvirat fut prolongé d’une année. Mais suivantla coutume romaine, on nomma d’autres hommes : unseul des membres sortants, habile à cacher son am-bition sous des dehors populaires, fut réélu : c’étaitAppius Claudius.
La loi des douze tables. — Deux nouvelles tables delois furent alors rédigées, et ainsi fut terminée la célè-bre loi des douze tables, qui fut la base de la législa-tion romaine. Mais les nouveaux décemvirs gouvernè-rent d’une manière tyrannique, et, une fois la secondeannée écoulée, ils prolongèrent leur pouvoir. Uneguerre ayant éclaté sur ces entrefaites, les armées ro-maines, irritées contre les décemvirs qui les comman-daient, se firent battre. Ceux-ci se vengèrent : un vieuxsoldat, fameux par sa bravoure, et qui ne cachait passa haine pour les tyrans, fut assassiné par leur ordredans une embuscade, mais l’Achille romain, comme onl’appelait, ne succomba qu’après avoir tué quinze deses agresseurs.
Chute des décemvirs. — Un autre crime amena lachute des tyrans. Appius Claudius, voulant s’emparerde Virginie, la fille d’un plébéien distingué et la fiancéed’un ancien tribun, engagea un de ses clients à la ré-clamer comme esclave fugitive. Elle comparut à ceteffet devant le tribunal des décemvirs ; vainement le