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autres décrets qui le rendirent très populaire. Maisayant ptoposé d’étendre le droit de cité aux Italiens,il mécontenta le peuple de Rome, peu disposé à parta-ger avec tous les habitants de la péninsule les avanta-ges dont jouissait la capitale : la proposition fut rejetée.
Opposition des nobles, — Les nobles profitèrent dece premier échec pour ruiner son crédit. Ils gagnèrentun de ses collègues, qui, chaque fois que Cajus pro-posait une mesure, en proposait aussi une, plus favo-rable au peuple, au nom du sénat. Fatigué de cettelutte étrange, il partit pourfonder une colonie romainesur les ruines de Carthage. Ses ennemis lui reprochè-rent de vouloir relever une ville dont le sol avait étévoué à une malédiction éternelle. Lorsqu’il revint,sa popularité était ruinée. Vainement il demanda unetroisième fois le Iribunat ; il ne fut pas réélu.
Mort de Cajus Gracch-us. — Peu après éclata unelutte violente entre les partisans du sénat et ceux deCajus Gracchus. Ces derniers furent massacrés ; Cajuslui-mème se fit tuer par un de ses esclaves. Les noblesusèrent cruellement de leur victoire. Les lois desGracques furent révoquées, leurs partisans furentbannis ou mis à mort, leurs maisons détruites et leursbiens confisqués. Mais le peuple conserva un profondrespect pour les deux illustres défenseurs de ses droitset leur éleva des statues. Il honora aussi tout particu-lièrement Cornélie, qui, frappée douloureusement parla perte de ses fils, se retira à la campagne. On luiéleva une statue avec cette simpife inscription : « Cor-nélie, la mère des Gracques. »
Itésultal des tentatives des Gracques. — Les tentatives de réformedes Gracques échouèrent, soit par l’opposition de la noblesse, soitpar celle du peuple. Les grands repoussaient la loi agraire, qui dureste était difficile à exécuter parce qu’il n'était pas aisé de recon-naître les terres publiques usurpées depuis des siècles et de les