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Histoire Ancienne.
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CATILINA HT CICÉRON

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lent patriote, l’essaya aussi, en engageant le peupleau respect des lois et des institutions républicaines. Ils’était acquis une grande gloire par son éloquence eton le comparait à Démosthène. Il conquit sa réputa-tion d’orateur en défendant les Siciliens opprimés parleur gouverneur Verrès, dont le nom est resté celui du^ pillard le plus éhonté et le plus avide que Rome aitconnu. Mais malgré son patriotisme, son éloquence etses talents politiques. Cicéron eut grand’peine à s’éle-ver aux hautes dignités de la république. Les noblesrepoussaient avec mépris tout parvenu, tout « hommenouveau, » comme ils appelaient quiconque n’appar-tenait pas à leur coterie. Cicéron alors recherchal’appui de Pompée et contribua à lui faire donner despouvoirs extraordinaires dans la guerre des pirates etdans celle de Mithridate.

Catilina. — Cependant Cicéron était trop républi-cain pour favoriser en tout point l’ambition de Pompée.Il eût voulu former, pour la défense de la républiqueun parti composé de tous les bons citoyens, afin decontenir les ambitieux tels que Pompée et d’écraser lesfactieux tels que Catilina. Les dissensions civiles, sur-tout les proscriptions de Marius et de Sylla, avaientachevé de démoraliser toutes les classes de la sociétéromaine. Non-seulement au sein de la populace, ra-massis d’étrangers et d’affranchis, mais dans la haute^ société, il y avait une lie d’hommes sans patriotisme,sans vertu, sans pudeur. L’un d’eux, Catilina, person-nage de naissance illustre, mais souillé de crimes etcriblé de dettes, s’unit à tout ce que Rome renfermaitde gens infâmes, pour tramer la plus effroyable desconspirations. Il ne s’agissait pour lui de rien moinsque d’incendier la capitale, massacrer les sénateurs,

I renverser la république et rétablir la dictature militairei de Sylla à son profit. Il avait gagné à ses projets les vé-