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HISTOIRE ROMAINE
se jette sur les corps abattus par d’autres, d PuisLuculius revint à Rome jouir de son immense fortuneet de ses splendides villas.
Pompée resta plusieurs années en Asie, remportantde faciles victoires. Mais Mithridate lui échappait tou-jours. Abandonné par Tigrane, qui fit la paix avecRome, il se réfugia dans le Caucase, où il fut vaine-ment poursuivi par Pompée. Un moment on le crutmort, quand tout à coup il reparut avec une arméedans la Cherspnèse Taurique (la Crimée). Là, ce vieil-lard, de près de 70 ans, songeait encore à entraînersur ses pas les hordes barbares de ces contrées et àse jeter sur l’Italie. Mais ses soldats, épouvantés de lagrandeur de ses desseins, se révoltèrent. Son proprefils, son héritier, voulait même le livrer aux Romains.L’infatigable ennemi de Rome ne voulut pas s’exposerà une telle ignominie, et, en digne émule d’Annibal,il se donna la mort (63).
Pompée mit aussi fin à l’empire des Séleucides (p.118), réduisit la Syrie et la Palestine en provinces etétendit la domination romaine jusqu’à l'Euphrate.Après de telles conquêtes, il fut accueilli à Rome avecun enthousiasme indescriptible et on le salua du nomde « second Alexandre. »
109. Conjuration de Catilina (63). — Le grand ora-teur Cicéron. — Depuis les Gracques, Rome n’avaitpas cessé d’être déchirée par les luttes de la noblesseet du peuple. Des ambitieux avaient entretenu cettesanglante rivalité. Quelques patriotes cependant avaientcherché à ramener la paix dans l’état, en réconciliantles deux partis. Un noble, Drusus, l’avait entre autresessayé, en conseillant à l’aristocratie de faire des con-cessions. Un homme du peuple, Cicéron, contempo-rain de Pompée, comme lui très vaniteux, mais excel-