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Histoire Ancienne.
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'LE CHRISTIANISME

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compte 'dix. Les empereurs, habitués à l’obéissancepassive et absolue de leurs sujets, s’irritaient de ren-contrer chez les chrétiens une résistance aussi éner-gique et les accusaient d’une opiniâtreté fanatique :ils voyaient en outre d’un mauvais œil ces commu-nautés, ces église s, comme on les appelait, oii toutrespirait l’égalité et qui formaient une vaste associationfraternelle. Aussi les persécutions ont lieu sous les meil-leurs empereurs, comme sous les plus cruels. Il estvrai, le peuple réclamait le sang des martyrs avec plusd’acharnement que les souverains. Y avait-il une di-sette, une calamité publique, la multitude fanatiséecriait au milieu des jeux et des fêtes : les chrétiensaux lions ! Quelques princes se montrèrent plus mo-dérés (Adrien, Antonin) ; Alexandre Sévère avaitl’image du Christ parmi celles de ses dieux domesti-ques. Mais plus le christianisme taisait de progrès,plus ses adversaires redoublaient de fureur. La per-sécution fut terrible sous Décius. Elle le fut plus encoresous Dioclétien , tellement que cette époque fut appe-lée l 'ère des martyrs.

Les martyrs. — Vainement les confesseurs du Christfurent livrés aux plus affreux tourments et virent leurslieux de culte détruits, leurs livres sacrés jetés auxflammes. Ces martyrs, c’est-à-dire ces « témoins » dela vérité, supportaient tout avec joie. Sans doute il yen avait quelques-uns qui faiblissaient, et qui, afin desauver leur vie, livraient les Bibles pour être brûléesou sacrifiaient devant les statues des empereurs. Mais.leur nombre était bien peu considérable comparative-ment à celui des confesseurs du Christ. Du reste ungrand nombre de persécutés échappaient : ils se ca-chaient dans les gorges des montagnes, dans lescavernes ou encore dans les catacombes, souterrainsoù ils avaient les tombeaux de leurs frères immolés.