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1.')
Colomb, plein de confiance dans son entreprise, de-mande encore trois jours. Enfin le 1 1 octobre 14(hJl’on découvre la terre. C’était l’île de Guanahani, queColomb appela San Salvador et qui faisait partie del'Archipel des Lucayes ou de Bahatna. Après avoirdécouvert encore Cuba et Haiti, Colomb revint en Es-pagne, où il aborda sept mois après son départ. Ferdi-nand et Isabelle le comblèrent d’honneurs.
Dans un second voyage Colomb reconnut les petitesAntilles. Ce ne fut qu’à son troisième qu’il toucha lenouveau continent sans le savoir (1498). Il croyaittoujours n’avoir touché que le rivage de l’Inde; de làle nom d 'Indes occidentales qui est demeuré au nou-veau monde, et le nom d'indiens que l’on donne en-core aujourd’hui aux naturels. Du reste, Colomb nejouit pas de la gloire de sa découverte. Des envieux lecalomnièrent, et un commissaire, envoyé pour exa-miner sa conduite, le fit charger de chaines et rameneren Europe. Mais l’indignation publique obligea sespersécuteurs à lui rendre la liberté. Cependant, bienqu’il eût prouvé son innocence, il ne recouvra ni sesbiens ni ses honneurs. Tout ce que la faveur d’Isabelleput lui faire obtenir, ce fut d’entreprendre une qua-trième expédition, dans laquelle il découvrit les côtesde la Colombie. A son retour en Europe, sa bienfaitriceIsabelle était morte; il fut revu avec froideur par l’in-grat Ferdinand et mourut peu après.
Colomb n’eut pas même l’honneur de donner sonnom au nouveau monde. Un Florentin, Améric Ves-puce, ayant exploré vers l’an 1498 les côtes septen-trionales de l’Amérique du Sud, fit une relation deson voyage, dans laquelle il s’attribua la gloire d’avoirdécouvert le nouveau continent. Cette relation était lapremière qui faisait connaître ce dernier à l’Europe.Elle fut beaucoup lue et l’on donna le nom d’Amériqueà la contrée dont parlait Améric Vespuce.