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Histoire Moderne.
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Conquête du royaume de Naples par les Espagnols. I— Maître du Milanais, Louis XII s’entendit avec Fer- |dinand le Catholique pour partager le royaume de ;Naples : le roi de France prenait le nord ; le roi d’A- •ragon le midi (traité de Grenade).

Ignorant ce traité, le roi de Naples avait invoqué !l’appui de son parent Ferdinand contre les menaces |de la France. Mais, lorsqu’il eut introduit dans ses for- jteresses le général espagnol Gonzalve de Cordoue, ce- jlui-ci en prit possession au nom de son maître. Du !reste les vainqueurs ne tardèrent pas à se brouillerpour le partage. Louis XII dut abandonner sa con- ;quête. |

I

Résultats des premières luttes du XVI' siècle - De grands événe- 'ments venaient de s'accomplir en Italie. Les Français s’étaient éta- ■blis dans le nord, les Espagnols dans le sud de la Péninsule. L’Italie Iétait à la merci des étrangers; elle était même perdue, si ceux-ci !tombaient d'accord pour partager leur proie, comme on l’avait vuau traité de Grenade, et comme on allait le voir encore à la ligue de \Cambrai. Néanmoins les rivalités des conquérants pouvaient encorela sauver; mais les Italiens, eux-mêmes divisés, ne surent pas pro- |liter des dissensions de leurs ennemis. |

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7. Ligue de Cambrai et Sainte Ligue. — Le pape jJules II (1503-1013). — Sa politique. — Jules II est il’un des souverains pontifes les plus remarquables des |temps modernes. Sa politique fut toute temporelle et |toute italienne. Elle poursuivit deux buts : 1° l’expul-sion des étrangers ou, comme il disait, des barbareshors de l’Italie ; 2° l’agrandissement de l’Etat de l’E-glise afin de pouvoir dominer la péninsule au dedanset faire respecter son indépendance au dehors.

Jules 11 ne pouvait poursuivre un de ses buts sans compromettrel'autre. 11 ne pouvait agrandir ses états sans dépouiller Venise ets’aider de l’étranger, ni chassée les barbares sans le secours de la ipuissante république. Bien éloigné de la politique pontificale au