Band 
Histoire Moderne.
Seite
25
JPEG-Download
 

PIIGMIKIIKS lil'KIIHKS Il ITA1.IK 2.')

Bataille de Marignan (1515) — François I er , aussilier (ju’ambitieux, était pressé de venger les derniersdésastres de la France en Italie et de recouvrer le Mi-lanais. Après avoir renouvelé l’alliance de Louis XIIavec Venise, il franchit les Alpes. A cette nouvelle, laSainte ligue se reforma et les Suisses se chargèrentd’arrêter la marche des Français. La rencontre eutlieu à Marignan (près de Milan). François I er , ne te-nant pas à se mesurer avec ces intrépides guerriers,entama des négociations avec eux. Peu s’en fallut quegagnés par les magnifiques promesses du roi ils ne re-prissent le chemin de leurs foyers. Mais ils furent bongré mal gré entraînés au combat par l’ennemi juré dela France, l’intrigant cardinal Mathieu Schiner. Alorss’engage la bataille la plus terrible de l’époque. LesSuisses, au nombre de 25 000, s’avancent, selon leurhabitude, en colonnes serrées et les piques baissées. Ilsmarchent droit à l’artillerie. Vainement leurs rangssont enfilés par les canons de l’ennemi : vainement leroi se jette au devant d’eux avec sa noblesse et faitexécuter à ses gens d’armes plus de trente chargesconsécutives. Il ne peut ni entamer, ni arrêter la for-midable colonne. Elle finit par s’emparer des premiè-res batteries et par séparer les divers corps de l’arméefrançaise. La nuit seule suspendit le combat.

Les troupes suisses et françaises se trouvaient entre-mêlées. On raconte que François I er s’endormit sur uncanon à quelques pas d’un bataillon ennemi. Le lende-main, au point du jour, la lutte recommença plus fu-rieuse que la veille. Mais l’apparition de l’arméevénitienne, qui avait marché toute la nuit pour pren-dre part à la bataille, décida enfin les Suisses à la re-traite. Ils se replièrent en bon ordre et regagnèrentleurs montagnes : ils avaient perdu plus de six millehommes.