Telle fut la bataille de Marignan, ce combat de géants,comme on l’appela, qui abattit la puissance militairedes Suisses ; dès lors ceux-ci ne prirent plus part auxgrandes luttes extérieures que comme mercenaires.
Après cette éclatante victoire, François I er recouvrale Milanais. Cependant, désirant gagner les Suisses à sesintérêts, il leur céda la Valteline et la Léventine, et ilconclut avec eux le traité de Fribourg , par lequel ilss’engageaient à laisser le roi de France lever des trou-pes chez eux. Ce traité fut appelé la paix perpétuelle.
Concordat de François l' r (1516). — La victoire de Marignan futsuivie de la conclusion d’un autre traité, plus important encore pourla France, qui changeait le mode de nomination des évêques et desabbés. Par la pragmatique sanction de Bourges, établie par Charles VII,tes évêques et les abbés devaient être élus suivant les règlesecclésiastiques (les évêques par les chanoines des cathédrales, lesabbés par les moines). Le pape Léon X et François I er conclurentune nouvelle convention ecclésiastique, demeurée célèbre sous lenom de Concordat de Bologne ou de François I" qui dura jusqu'à laRévolution française de 1789. Kn vertu du Concordat, le roi deFrance, à chaque vacance d’une dignité ecclésiastique, désignait uncandidat qu'il soumettait à la sanction du pape. Le pape était donccensé nommer sur la présentation du roi. De fait, le roi nommaitet le pape confirmait. C’est ainsi que dès lors les rois de Francedisposèrent de tous les archevêchés, évêchés et abbayes, et leur au-torité fut considérablement accrue.