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Histoire Moderne.
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LA RENAISSANCE KN Al.l.KMALNE BT EN FRANCE 30

Knfin la Renaissance italienne déploya tout son éclat dans la pein-ture. A la (in du XV* siècle, un florentin, Léonard de Vincic t Le Pé-rugin (de Pérouse) ouvrent la série des grands maîtres de la pein-ture italienne (la Cène de Léonard de Vinci, fresque d'un couvent deMilan), dont les deux gloires furent le Toscan Michel-Ange Buonar-roti et Raphaël d’Urbin. — Michel-Ange ce génie sublime, à la foisarchitecte, sculpteur et peintre, a dans sa longue cariière (1474-10114)produit les œuvres les plus diverses et les plus grandioses. Les ta-bleaux de Michel-Ange sont dignes de ses statues (les célèbres fres-ques de la Chapelle Sixtine à Rome, entre autres le Jugement der-nier).

La carrière de Raphaël fut courte (1489-1520), mais elle fut rela-tivement plus remplie encore. Ses œuvres innombrables ont souventatteint la perfection (des saintes familles, des portraits, les Loges duVatican qui contiennent les principales scènes de l'histoire sainte). —A côté de ces deux grands noms se placent, à un rang, il est vrai,un peu inférieur, mais cependant des plus glorieux, ceux du Véni-tien le Titien qui vécut près d'un siècle. (1477-1576), de ses deuxélèves le Tintoret et Paul Yèronèse, du Corrège de Parme, qui tousont laissé des chefs-d’œuvre.

La peinture italienne se divisa en plusieurs écoles, qui se ratta-chent à l'un des grands maitres précédents : l’école lombarde à Léo-nard de Vinci, l’école florentine au I’érugin, l’école romaineà Raphaël,l’école vénitienne au Titien.

§ Il ter. La Renaissance en Allemagne et en France— La Renaissance en Allemagne. — Durant le moyen âge, l’empired’Allemagne avait soutenu avec l’Italie des relations incessantes: ilsubit aussi de bonne heure le contre-coup de la Renaissance italienne.Le réveil des esprits se manifesta surtout par la fondation de nom-breuses universités, qui contribuèrent au développement de la cultureet de la nationalité allemandes. Dès le XIV' siècle on voit apparaîtreles universités de Prague (1347), de Vienne (1365), de Heidelberg(1386) ; dans le XV' siècle, celles de Wurzbourg (1402), de Leipzig(1409), de Rostock (1419), de Oreifsivald (1456), de Fribourg en Bris-gau (1457), de Bâle (1460), de Tubingen (1477). La fin du XV* sièclefut signalée par un remarquable mouvement intellectuel, dont lesplus illustres représentants sont Reuchlin et Erasme , ainsi que lesgrands réformateurs du XVI* siècle, Lullier, Melanchlhon, Zwingli.Au XVI' siècle de nouvelles universités s’élèvent : celles de Witlem-berg (1502, aujourd’hui réunie à Halle), de Marbourg (1527), deléna (1538), de Kœnigsberg (1544), de Strasbourg (1567). — La Re-naissance artistique suivit la Renaissance littéraire. Le règne de