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Histoire Moderne.
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XV1« SIÈCLE

qui devait transformer cet art. Un Italien, Antonello de Messine, venuen Flandre, porta bientôt dans sa patrie, le nouveau procédé qui futaccueilli avec enthousiasme. Ce fut tout un évènement. La véritableRenaissance italienne allait commencer. Le mouvement civilisateurdu XIII' et du XIV* siècle n'en était que le prélude.

La Renaissance en Italie au XV* et au XVI ' siècle. — L’Italie subitla première le contre-coup de la prise de Constantinople par lesTurcs : elle accueillit les fugitifs grecs, qui apportaient avec eux lesglorieux débris de la littérature antique. A la même époque l'impri-merie était découverte et promptement importée dans la péninsule..1 Idc Manuce fonda en 1492, à Venise, une célèbre imprimerie, d'oùsortirent les premières éditions de plusieurs grands écrivains grecset latins. La langue grecque et la langue latine revinrent à la vie ;elles furent parlées et écrites comme aux beaux temps d’Athènes etde Rome. Les hommes cultivés, envisageant les écrivains de l'anti-quité comme la source féconde où l’esprit humain devait éternelle-ment s'abreuver, leur témoignèrent un véritable culte, qui fut appelél'humanisme, et dont les adhérents se nommèrent les humanistes.L'étude des auteurs grecs et romains constitua dès lors et jusqu'ànos jours les humanités.

Les humanistes furent nombreux en Italie. Le fameux Pic (te laMirandule dissertait dans toutes les langues sur toute espèce desujets. I)e grands poètes, de grands historiens illustrèrent leur [la-trie. VArioste chanta le Roland furieux ; le Tasse, la .Jérusalem dé-livrée ; Machiavel écrivit l’histoire de Florence et son fameux livre duPrince, dans lequel il justifie la politique fourbe et cruelle des prin-ces de son temps.

Au XV* siècle l’art s’inspire toujours plus des monuments anti-ques et la Renaissance italienne prend tout son essor. Brunelleschiacheva le dôme de Florence en superposant cette prodigieuse coupolequi s’élève à 110 mètres de hauteur. Bramante et Michel-Ange con-çurent l'oeuvre gigantesque de Saint-I’ierre de Rome, merveille dumonde moderne, commencée sous Jules 11 et terminée seulementsous Sixte-Quint.

La sculpture se montra digne de l’architecture, dont elle était sou-vent l’ornement. tihiberli, dans la première moitié du XV* siècle,exécutait ces splendides portes en bronze du Baptistère de Florence,auxquelles il travailla pendant quarante ans. Mais la gloire de lasculpture italienne fut Michel-Ange, qui décora de ses chefs-d’œuvreles églises de Florence et de Rome (le mausolée de Laurent de Mé-dicis à Florence avec les statues de l’Aurore, du Crépuscule et de laNuit ; le mausolée de Jules II à Rome avec ( imposante statue deMoïse).