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Histoire Moderne.
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('■tudiô sous ce grand maître les langues classiques et la philosophie.A lti ans déjà, il publiait une grammaire grecque; à 17 ans, il don-nait des cours à Université de Tubingue. Il n’avait que 21 ans quandil fut appelé comme professeur à Wittemberg.

Versé dans la connaissance des langues anciennes et de la Bible,pénétré des vérités évangéliques, il devait être aussitét pour Lutherun puissant soutien et un ami lidèle. Ces deux hommes se complé-taient admirablement l’un l’autre. Martin Luther était avant tout unhomme d’action, né pour la lutte. Philippe Mélanchthon était plutôtun homme de cabinet. Luther fut l’apôtre, Mélanchthon le théologiende la Kéformation. On aimait la douceur du second comme on admi-rait l’énergie du premier. Celui-ci avait besoin d’être contenu par lamodération de son jeune ami, qui à son tour puisait du courage dansla foi ardente du réformateur.

La vente des indulgences. — Le pape Léon X, sousprétexte d’achever la magnifique basilique de St-Pierre,fit publier une grande dispensation d’indulgences. Lavente en fut confiée pour l’Allemagne au dominicainTetzel , qui parcourut la Saxe avec tout l'appareil d’uncharlatan, dressant sa boutique dans les églises, sur lesplaces publiques, dans les cabarets. Monté sur un char,il déployait une croix rouge avec la bannière du pape,et ouvrait ses deux caisses, pleines l’une de ses billetsd’indulgences, l’autre de ses écus. Puis il vantait samarchandise ! à quoi bon s’amender pour obtenir larémission de ses péchés? il suffisait d’acheter un billetd’indulgence; il y en avait pour tous les crimes, passéset futurs, pour ceux des morts et pour ceux des vivants.La foule ignorante accourait et achetait. Les hommeséclairés s’indignaient de ce honteux trafic, et les princess’irritaient de voir des sommes énormes sortir de leursétats.

Les 95 thèses (1517). — Luther reçut alors au con-fessionnal des pénitents qui venaient lui demander l’ab-solution. Suivant son habitude, il les invite à s’amenderpréalablement ; ces gens refusent d’obéir, et montrantles indulgences qu’ils ont achetées de Tetzel, ils récla-