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en Suisse Bernard Samson, avec une impudence égaleà celle de Tetzel.
Les idées de Zwingli se répandirent rapidement enSuisse, mais non sans rencontrer une vive opposition.(Eeolampade à Mâle, Haller à Berne, les soutinrentcourageusement. A la suite de disputes publiquesentre les partisans de l’ancien culte et ceux du nou-veau, la Kéformation fut introduite dans plusieurscantons (Zurich, Bâle, Berne et Schaffouse). Maisles cantons primitifs furent vivement irrités de cesinnovations. De là des haines violentes, et la Suisse de-vait donner la première aux nations modernes le tristespectacle d’une guerre à la fois civile et religieuse (ba-taille de Cappel, dans laquelle Zwingli fut tué. 1531).
La Réforme en France. — Lefèvre et Farel. — LaKéformation paraissait devoir trouver en France unfacile accès. L’Eglise de France, connue sous le nomd’Eglise gallicane, avait toujours montré une certaineindépendance;'! l’égard du St-Siège; ses prélats avaienttrès souvent réclamé contre les abus et demandé uneréforme. Les idées nouvelles s’étaient réveillées enFrance, plusieurs années avant que la voix de Luthers’y fût fait entendre. Lefèvre , savant professeur à l'U-niversité de Paris, et son élève, Guillaume Farel,jeune homme du Dauphiné, étudiaient la Bible et par-tageaient les opinions des réformateurs. Toutefois, lesdoctrines réformées ne firent des progrès en Francequ’àla suite de la propagation des idées de Luther. Elles trou-vèrent un appui auprès de la sœur du roi, la belle etspirituelle Marguerite de Valois (qui devint reine deNavarre par son mariage avec le sire d’Albrel, roi titu-laire de Navarre). François I er , qui aimait beaucoupsa sœur, se montra d’abord bien disposé pour la Ré-forme. Toutefois le roi de France ne tarda pas à se