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Histoire Moderne.
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laisser entraîner par la Sorbonne (faculté de théolo-gie de l’Université de Paris), qui demandait à grandscris des bûchers contre les novateurs.

Conduite de François /' r à l’égard de la Réforme. — Le roi deFraoce, à la suite du Concordat (p. 20), disposait des charges eccle-siastiques. Il n'avait donc pas besoin de la Réforme pour établir lasuprématie de l’Etat à l'égard de l’Eglise. Du reste, François I erne voulait pas d’une religion qui s’opposait à ses plaisirs et qui blâ-mait les désordres de sa cour. Il y avait surtout dans la Réformedes principes de liberté et d’égalité qui devaient déplaire à l’absolu-tisme d’un roi de France. Aussi François I er conçut bientôt une haineinstinctive contre le nouveau culte. Il ne vit dans les réformés quedes ennemis de la société et de l’Etat. A la vérité ses relations avecles princes protestants d’Allemagne l’obligeaient à user parfois deménagements à l'égard de la Réforme dans son royaume. Mais dèsqu’il n’avait plus besoin d’eux, les persécutions recommençaient,l’uis, quand il voulait se rapprocher de la ligue de Smalkalde, ils’excusait auprès des protestants d’Allemagne en assurant que lesréformés français n’étaient que des brouillons politiques, semblablesaux anabaptistes.

Massacre des Vaudois de Provence. — Les persécu-tions commencèrent sous ce règne. Plusieurs despartisans de la Réforme périrent sur les bûchers ;d’autres parvinrent à s’enfuir : Farel se rendit à Bâle,puis dans la Suisse romande.

Mais l’acte de persécution le plus atroce fut le mas-sacre des Vaudois en Provence. C’étaient de paisibleshabitants, qui (ainsi que les Vaudois du Piémont)avaient conservé des croyances évangéliques en dépitdes persécutions de l’Eglise romaine.Vers la fin du rè-gne de François I", leur territoire fut envahi par defanatiques soldats qui brûlèrent les villes et les villages,ravagèrent les campagnes, massacrèrent les habitants.Ceux qui furent épargnés furent jetés aux galères.