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Usine. Il y eut parfois de violents débals. Mais les légats, aidés ducélèbre jésuite Lainez, surent écarter tous les projets de réformes ;appuyés sur la cohorte des évéi|ues italiens, ils emportèrent toutesTes décisions dans le sens ultramontain.
tes décrets du concile de Trente. — Les décrets du concile deTrente ne firent guère que restaurer les anciens dogmes et les vieillesinstitutions du moyen âge. Toutes les doctrines protestantes furentrépudiées et l’anathème fut prononcé contre ceux qui nieraient lescroyances catholiques. La question de savoir si le pape était au-des-sus ou au-dessous du concile, sans être résolue formellement enprincipe, fut de fait décidée en faveur du Saint-Siège, puisque lesdécrets de Trente furent soumis à la sanction pontificale. Du resteTon conserva au pape le droit exclusif d'interpréter tous les canonsdu concile. Les actes du concile relatifs à la discipline ecclésiasti-que firent disparaître quelques abus et introduisirent quelques amé-liorations dans les mœurs du clergé.
L'inquisition. — Pour maintenir le vieil édifice res-tauré par le concile de Trente, le St-Siège ne vit d’abordrien de mieux que de recourir aux vieux moyens d’op-pression. L’inquisition fut renouvelée. Son tribunal su-prême siégea à Rome. Partout il établit d’autres tribu-naux et délégua des inquisiteurs avec un pouvoir illimitépour rechercher et punir toute atteinte à la foi. Ni rang,ni dignité ne devait soustraire à leur juridiction. Ilspouvaient faire arrêter toute personne suspecte, punirde mort les coupables et vendre leurs biens. Aucun ou-vrage ancien ou moderne ne pouvait être imprimé sansleur autorisation. Atin de surveiller les publications ré-centes, l’on institua la fameuse congrégation de l’index,chargée de dresser les listes des ouvrages prohibés.L’inquisition se mit aussitôt à l’œuviv. En Italie, la ter-reur régna bientôt d’un bout de la péninsule à l’autre.Tout ce qui sentait la nouveauté fut proscrit et les routesqui conduisaientenSuisseelen Allemagne se couvrirentde fugitifs. Heureusement, l’inquisition ne fut pas ac-cueillie avec la même faveur par les autres contrées ca-tholiques. L’Espagne seule l’accepta sans réserve.