IH KHHK DK RELIGION EN ALLEMAGNE
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VI. (iuerrc de religion en __ Paix tl’Augsbourg. —Philippe il el la Révolulion des Pays-Bas. — Elisabeth etJlarie Stuart.
C’est l'Allemagne qui avait été le berceau de la Rélonnation : c’estelle aussi qui devait être le premier théâtre des guerres de reli-gion ; elle encore qui devait donner le premier exemple d'une paci-fication religieuse durable. Le partage de la monarchie de CharlesQuint semblait devoir affaiblir le parti catholique. La branche alle-mande se montra d'abord tolérante et la Réforme fit des progrèsdans les Etats autrichiens. Mais la réaction catholique ne fut nullepart plus violente que dans l’empire de Philippe 11 ; nulle partelle n'eut plus de succès. Cependant la Réforme l’emporta dansles Pays-lias, grave échec qui lut fatal à la monarchie espagnole. Lepartage de l'empire de Charles Quint semblait aussi favorable aumaintien de l'équilibre européen. Mais l'empire de Philippe 11 étaitencore colossal et conservait une prépondérance redoutable. Dureste l'ambition de ce prince était plus menaçante pour l'Europeque celle de son père. Heureusement cette ambition rencontra desobstacles dans ses propres états, et l'héroïque révolution des Pays-Ras tint en échec la meilleure partie des forces de Philippe*!!.Enfin celui-ci trouva un adversaire digne de lui dans Elisabeth,dont le règne est l'une des époques les plus brillantes de l'histoirede l'Angleterre. Le nom d'Elisabeth, comme celui de Philippe II,plane sur la seconde moitié du XVP siècle. C’est la reine d Angle-terre qui principalement défend la Réforme et l'équilibre européen,menacés par le roi d'Espagne ; c’est elle que Philippe II rencontrepartout ; elle qui porte les plus rudes coups à la réaction catholique.Elisabeth acquit une célébrité moins glorieuse par sa rivalité avecMarie Stuart dont les fautes et les_ malheurs eurent un grandretentissement.
17. Guerre de Smalkalde. Paix de religion d’Augs-bourg. — Mort de Luther (t.Vdi). — Depuis la ligue deSmalkalde, une guerre de religion était imminente enAllemagne. Les circonstances extérieures avaient seu-les empêché l’empereur d’agir vigoureusement contrela Réforme. Mais la paix de Crespv (p. 31)et une trêveavec les Turcs lui permettant île s’occuper sérieuse-ment des dissensions religieuses, Charles Quint réso-lut de contraindre les protestants par la force des ar-
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